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Transition écologique : les green skills au cœur des métiers de demain
Publié le 21 septembre 2026
La transition écologique transforme déjà les métiers et accélère l’évolution des compétences. Les entreprises doivent anticiper ces changements pour rester attractives et répondre aux nouvelles exigences. Développer les compétences vertes devient désormais indispensable pour préparer les équipes aux enjeux de demain.
Bilan carbone, analyse du cycle de vie, gestion des déchets, données environnementales, politiques RSE… La transition écologique transforme en profondeur le monde du travail. Elle fait émerger de nouveaux métiers, mais surtout, elle fait évoluer les compétences de nombreux métiers déjà existants.
Pour les organisations, l’enjeu est désormais double : répondre aux exigences environnementales et réglementaires croissantes, tout en préparant les compétences dont elles auront besoin demain.
De nouvelles compétences dites « verdissantes », qui viennent transformer des métiers existants, émergent en parallèle. Par exemple, une professionnelle de la vente BtoB peut se spécialiser dans l’impact environnemental des produits, tandis qu’une juriste peut se former au droit de l’environnement. En effet, la transition écologique ne concerne pas uniquement les métiers de l’environnement : elle transforme progressivement l’ensemble du monde professionnel.
Selon l’APEC, seules 13 % des entreprises anticipent les impacts de la transition écologique sur leurs besoins en compétences et en ressources humaines. Pourtant, les signaux se multiplient. Cette anticipation devient pourtant stratégique face à une triple pression :
Le cadre européen Green Comp, publié par la Commission européenne, propose d'ailleurs un modèle de référence pour structurer ces apprentissages autour de quatre piliers : incarner les valeurs de durabilité, embrasser la complexité, agir pour le changement et cultiver une pensée prospective.
Pour préparer efficacement leurs équipes à la transition écologique, les entreprises doivent adopter une approche métier par métier : les besoins d’un service informatique ne sont pas les mêmes que ceux des achats, de la finance ou de la communication. Identifier les compétences clés permet ensuite de construire des parcours adaptés, combinant recrutement, formation et évolution professionnelle.
Plusieurs niveaux d’accompagnement peuvent être mobilisés :
Cet engagement se concrétise à l’UPEC avec l’obtention, en juillet 2026, du label DD&RS (Développement Durable et Responsabilité Sociétale). Cette distinction nationale vient reconnaître une démarche structurée autour de cinq axes : stratégie et gouvernance, formation et enseignement, recherche et innovation, environnement et politique sociale.
À l’UPEC, cette dynamique se traduit concrètement par plusieurs initiatives : intégration d’enseignements consacrés à la transition écologique dans les formations dès 2026-2027, adoption d’une Charte de la biodiversité afin de préserver et développer la nature sur les campus, développement des mobilités durables avec la labellisation Employeur Pro-Vélo, actions en faveur du covoiturage et de la pratique du vélo, ou encore mise en place d’ateliers de réparation.
La Direction de la Formation Professionnelle (DifPro) peut également soutenir les entreprises dans l’évolution des compétences en concevant des formations courtes et sur mesure, adaptées à leurs besoins spécifiques et aux défis de la transition écologique. Un accompagnement qui peut faciliter le verdissement des métiers et préparer les équipes aux compétences émergentes.
Pour les organisations, l’enjeu est désormais double : répondre aux exigences environnementales et réglementaires croissantes, tout en préparant les compétences dont elles auront besoin demain.
Des métiers "verts" aux métiers "verdissants"
Les métiers à finalité environnementale, comme ceux de l’énergie (chefs de projet photovoltaïque, ingénieurs hydrauliques, responsables HSE), connaissent une demande sans précédent. L’accord de la COP 28, visant à tripler les capacités des énergies renouvelables d’ici 2030, ne fera qu’amplifier cette tendance.De nouvelles compétences dites « verdissantes », qui viennent transformer des métiers existants, émergent en parallèle. Par exemple, une professionnelle de la vente BtoB peut se spécialiser dans l’impact environnemental des produits, tandis qu’une juriste peut se former au droit de l’environnement. En effet, la transition écologique ne concerne pas uniquement les métiers de l’environnement : elle transforme progressivement l’ensemble du monde professionnel.
Les entreprises peinent à anticiper les besoins en compétences
Si les évolutions sont déjà à l’œuvre, les entreprises semblent encore nombreuses à ne pas avoir pleinement anticipé leurs conséquences sur les ressources humaines.Selon l’APEC, seules 13 % des entreprises anticipent les impacts de la transition écologique sur leurs besoins en compétences et en ressources humaines. Pourtant, les signaux se multiplient. Cette anticipation devient pourtant stratégique face à une triple pression :
- Réglementaire (avec le renforcement des politiques et obligations environnementales) : Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC), Convention citoyenne pour le Climat de 2019, loi Climat et Résilience de 2021, COP 28, feuille de route de planification écologique du gouvernement. Les entreprises doivent donc engager des actions concrètes pour se mettre en conformité.
- Commerciale : les clients accordent une attention croissante à l’empreinte environnementale des entreprises, au point de pouvoir boycotter une marque si celle-ci ne répond pas à leurs attentes en matière de durabilité.
- RH : 56 % des cadres déclarent avoir du mal à se projeter dans une entreprise qui ne fait pas d’efforts pour réduire son impact environnemental, et 68 % excluent celles dont l’activité est jugée néfaste pour l’environnement.
Développer les green skills (compétences vertes) en entreprise
Les green skills regroupent les connaissances et capacités nécessaires pour soutenir une économie durable, qu’il s’agisse de métiers « verts » ou de métiers « verdissants » dont les pratiques évoluent pour intégrer les enjeux écologiques. Elles couvrent l’analyse environnementale (bilan carbone, ACV), la maîtrise des réglementations, l’ingénierie durable ou encore des soft skills essentielles comme la vision systémique.Le cadre européen Green Comp, publié par la Commission européenne, propose d'ailleurs un modèle de référence pour structurer ces apprentissages autour de quatre piliers : incarner les valeurs de durabilité, embrasser la complexité, agir pour le changement et cultiver une pensée prospective.
Pour préparer efficacement leurs équipes à la transition écologique, les entreprises doivent adopter une approche métier par métier : les besoins d’un service informatique ne sont pas les mêmes que ceux des achats, de la finance ou de la communication. Identifier les compétences clés permet ensuite de construire des parcours adaptés, combinant recrutement, formation et évolution professionnelle.
Plusieurs niveaux d’accompagnement peuvent être mobilisés :
- Modules de sensibilisation pour donner une base commune sur les enjeux écologiques.
- Formations ciblées de 10 à 20 heures pour verdir des fonctions spécifiques (ex. reporting extra‑financier, achats responsables, marketing durable, sobriété numérique).
- Parcours de reconversion de 100 heures ou plus pour accompagner les salariés vers des métiers à impact.
La transition écologique à l’UPEC
Cette transformation des compétences et des pratiques concerne également l’enseignement supérieur. Former les étudiants aux enjeux environnementaux, c’est aussi préparer les professionnels capables d’accompagner les transformations de demain.Cet engagement se concrétise à l’UPEC avec l’obtention, en juillet 2026, du label DD&RS (Développement Durable et Responsabilité Sociétale). Cette distinction nationale vient reconnaître une démarche structurée autour de cinq axes : stratégie et gouvernance, formation et enseignement, recherche et innovation, environnement et politique sociale.
À l’UPEC, cette dynamique se traduit concrètement par plusieurs initiatives : intégration d’enseignements consacrés à la transition écologique dans les formations dès 2026-2027, adoption d’une Charte de la biodiversité afin de préserver et développer la nature sur les campus, développement des mobilités durables avec la labellisation Employeur Pro-Vélo, actions en faveur du covoiturage et de la pratique du vélo, ou encore mise en place d’ateliers de réparation.
La Direction de la Formation Professionnelle (DifPro) peut également soutenir les entreprises dans l’évolution des compétences en concevant des formations courtes et sur mesure, adaptées à leurs besoins spécifiques et aux défis de la transition écologique. Un accompagnement qui peut faciliter le verdissement des métiers et préparer les équipes aux compétences émergentes.
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