Des fonds pour financer la prévention des risques ergonomiques

Publié le 23 mars 2026

En 2026, la prévention des risques ergonomiques est plus que jamais une responsabilité pour les entreprises, mais aussi une opportunité grâce à la subvention « Prévention des risques ergonomiques ». Portée par l’Assurance Maladie - Risques professionnels, elle permet d’améliorer le bien-être des employés tout en répondant aux obligations légales prévues par le décret relatif au fonds d’investissement dans la prévention de l’usure professionnelle et au compte professionnel de prévention. La prise en charge peut couvrir jusqu’à 70%.

Des fonds pour financer la prévention des risques ergonomiques
Des fonds pour financer la prévention des risques ergonomiques
Le fonds d’investissement dans la prévention professionnelle est un dispositif récent, encore peu connu par les entreprises. Créé dans le cadre de la réforme des retraites, il permet de prévenir l’usure professionnelle et d’améliorer durablement les conditions de travail.

Son objectif est d’accompagner les entreprises, y compris les plus petites dans la prévention des troubles musculosquelettiques (TMS). Ces troubles concernent les muscles, les articulations et les tendons. Ils sont souvent liés au port de charges, aux vibrations ou encore aux postures pénibles. Aujourd’hui, elles représentent environ 90% des maladies professionnelles déclarées en France, ce qui en fait un enjeu majeur de santé au travail.

Le fonds ne couvre pas toutes les formes de pénibilité, mais cible certains facteurs de risques professionnels précisément identifiés. Il est porté par la branche Accidents de Travail et Maladie Professionnelles (AT/MP) et piloté par la commission des accidents de travail et des maladies professionnelles. En 2026, sa dotation est fixée à 200 millions d’euros par un arrêté du 22 décembre 2025.

Concrètement, ce dispositif permet aux entreprises de bénéficier de subvention « Prévention des risques ergonomique » auprès des CARSAT (Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé au Travail). Cette subvention finance différentes actions de prévention comme des diagnostics, des formations, des actions de sensibilisation, l’achat d’un matériel adapté, des aménagements de poste sur prescription médicale mais aussi une partie du salaire d’un salarié dédié à la prévention au sein de l’entreprise.

Un cahier des charges national, validé par la Commission des accidents du travail et des maladies professionnelles, définit une liste précise de matériels. L’objectif est d’agir avant l’apparition des symptômes. Néanmoins, le fonds prévoit également des actions plus tardives, lorsque l’usure professionnelle est déjà installée. Une partie des dotations est versée à France compétences pour financer des projets de transition professionnelle pour les salariés exposés, afin d’accompagner les salariés dont le métier est devenu incompatible avec leur état de santé.

En 2026, les entreprises peuvent toujours bénéficier de cette subvention, avec une prise en charge jusqu’à 70% des investissements, dans la limite d’un plafond de 25 000 € sur la période 2024 – 2027. Depuis le 1er janvier 2026, pour être éligible à la subvention (500 € minimum d’aide), l’entreprise doit investir au moins 715 € HT dans des actions de prévention des risques ergonomiques comme l’achat d’équipements adaptés ou des formations liées aux TMS (troubles musculosquelettiques) . Les entreprises ayant dépassé les 300 000 € d’aides publiques sur trois ans sont exclues.

Plusieurs formations sont également éligibles à la subvention, telles que la formation de formateurs « personne ressource TMS », la formation de référent interne en prévention, ainsi que la formation des dirigeants « Développer et manager la prévention des risques » dans les secteurs sanitaires, médico-social et de l’aide à domicile.

Investir dans la prévention, c’est avant tout agir pour la santé des salariés, mais aussi pour la performance durable de son entreprise. Les universités ne sont pas exclues de cette dynamique. Elles investissent elles aussi dans des actions de formation et jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des entreprises.

À ce titre, l’Université Paris-Est Créteil propose la formation PRAP (Prévention des Risques liés à l’Activité Physique) pour permettre à ses collaborateurs de devenir acteurs de leur propre prévention. Par ailleurs, la Direction de la Formation Professionnelle (DIFPRO) de l’UPEC peut concevoir des formations courtes et sur mesure, adaptées aux besoins spécifiques des entreprises.

Pour aller plus loin
Guide pratique CFE-CGC : SPST
> Subvention Prévention des risques ergonomiques : les formations | ameli.fr | Entreprise
Formations courtes - Formation professionnelle de l'UPEC